Six Fourmies Blanches - Colette Sandrine
J'ai pris ce livre parce qu'il était offert pour deux livre de poche offert, et, ô surprise, j'en avais déjà deux dans les bras. Sans surprise je pense, j'ai été attirée par la couverture et la montagne. Je ne suis pas du tout thriller (ça m'ennuie...) mais bon, puisque c'était offert... Et puis le résumé est quand même attirant :
Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Mathias le sait, lui «le sacrificateur » chargé d'éloigner les mauvais esprits des villages. Bien sûr, ces superstitions font sourire Lou et ses compagnons, randonneurs impatients d'arpenter les crêtes enneigées. Et pourtant... Egarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de l'un d'entre eux, ils vont voir leurs certitudes se dissoudre, une à une, dans la peur.
Bon, en fait quand je réécris ce résumé je suis en train de me demander si l'éditeur avait lu le bouquin... Mais c'est globalement ça !
On y suit deux personnages, un chapitre sur deux : Lou, 25 ans, Parisienne qui part avec son copain et un groupe faire une randonnée accompagnée d'un guide qu'elle a gagné grâce à une agence.
Et Mathias, le personnage qui continue à me hanter parce que j'ai adoré son histoire. Je crois que c'est le genre de personnage qu'on n'aime pas... qu'il ne faut pas aimer... et donc qu'on aime.
Le roman se lit très facilement au début, on entre facilement dans l'histoire des deux protagonistes. Le style d'écriture ne me plait pas toujours : des phrases un peu décousues qui cassent le rythme (mais c'est mon avis et je sais que beaucoup aiment ça !). Les descriptions sont très bien faites et on ne tarde pas à se geler avec les personnages.
Côté intrigue, je dirais simplement qu'il m'est arrivé deux soirs de fermer le livre sans aller au bout de la phrase parce que j'avais peur. J'étais trop dans le roman, et j'adore ça !
Je vous laisse avec quelques citations que j'ai relevé.
(Ps : le livre est disponible chez moi pour les curieux qui passent par là. Il ne fait que 309 pages, c'est très rapide.)
«Quelle horrible impression, celle de nos propres limites: jamais, dans la vie ordinaire, nous n'avons besoin d'aller aux frontières de ce dont nous sommes capables, à l'extrême de nos forces. Le sentiment d'arriver au bout nous est étranger. Nous nous croyons invincibles, quand nous n'avons simplement pas à utiliser nos réserves. Nous sommes des protégés, des assistés qui s'ignorent. Des faibles. (..) Devant l'immensité des éléments, dans des situations extrêmes, nous ne sommes plus rien.»
Voilà deux photos de montagnes de la région de Valbona en Albanie, où se situe l'intrigue. Franchement, ça donne envie d'y aller !« Combien de fois ai-je entendu des citadins se moquer de ces bêtes stupides qui se cachent du soleil ; combien d'entre eux auraient tenu une seule nuit dans cette nature dont ils ne connaissent ni les lois ni les secrets. Et la sauvagerie qu'ils prennent pour un vain mot, et les esprits qui les font rire. Nous autres, nous entrons dans la montagne avec précaution, presque sur la pointe des pieds. Avec la déférence de ceux qui savent partager un territoire qui n'est pas le leur. Nous ne revendiquons rien, que l'espoir d'être tolérés, et nous admirons ce qui existe peut-être depuis la nuit des temps : la brutalité, l'instinct et la vie. »
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| Source : https://shoesyourpath.com/albanie-peaks-of-the-balkans-theth-valbona/ |
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